/4 est
irrationnel. ) puis Le Gendre (1752-1833) montra que PI au carré
est aussi irrationnel... En 1882 Lindemann démontrera la
transcendance du nombre PI et donc l'impossibilité de la quadrature du
cercle. Il aura quand même fallu attendre 25 siècles pour démontrer
l'impossibilité de la quadrature du cercle !...
En Europe, C'est au IIIème siècle avant J. -C. que commença, à
l'initiative d'Euclide (IIIème siècle avant J. -C.) et
d'Archimède (287-212 avant J.-C.) un véritable travail
mathématique sur le cercle. Archimède proposa dans un petit
traité la première valeur approchée significative de PI, PI=22/7
qui restera longtemps en usage, résultat qui est une valeur approchée au
2500ème, remarquable pour l'époque. Archimède utilisa deux
polygones réguliers de 96 côtés pour obtenir son approximation! C'est
l'approfondissement de la même idée qui fera dire à Kepler
(1571-1630) et Galilée (1564-1642), au XVIIème siècle, que "le
cercle est un polygone à une infinité de côtés". (Voir aussi Archimedes'
Constant)
Au XVIème siècle, la course aux décimales commença. Adrian
Anthoniszoon (1527-1607), Hollandais, donne PI avec 6 décimales
exactes, PI = 355/113 qui sera en fait publié par son fils Adrian
Métius en 1625 et qui expliqua que son père avait utilisé la méthode
d'Archimède : 333/106<
<377/120 et avait fait la moyenne des numérateurs
et des dénominateurs. Le français Viète (1540-1603) en 1593 en
trouve 9 à l'aide d'un polygone de 393216 côtés. La même année le
Hollandais Adrien Van Rooman (1561-1615) parvient à 15 décimales.
Trois ans après un autre Hollandais Ludolph Van
Ceulen (1539-1610) ou "Ludolph de Cologne" parvient à 20
décimales puis 35 (vers 1600) et à la gloire. En Allemagne PI porte
aussi le nom de "nombre de Ludolph".
John Wallis (1616-1703), à qui l'on doit, entre autres, le
signe de multiplication "x", les signes "<" et ">" d'inégalité, et
surtout le signe de l'infini, en font un célèbre précurseur des
mathématiques d'aujourd'hui. J. Wallis publia ses recherches sur
PI en 1655 et obtint une expression sous forme d'une fraction continue
:
PI/2 = 2.2.4.4.6.6.8.8..../1.3.3.5.5.7.7.9....
Newton (1642-1727) étudia l'oeuvre de Wallis durant l'hivers
1664-65 et la compléta. C'est à partir de là que Leibniz obtint
sa célèbre formule d'arctangente sous forme de série...
Il y eut une période sombre ou PI fut mellé à l'argent et au péché
originel, ... heureusement PI ne devait pas souffrir de ces
aberrations.
Avec le calcul différentiel, le XVIIème siècle commence une nouvelle
étape basée sur les séries, les calculs devenant plus faciles avec les
logarithmes. Abraham Sharps (1651-1742) arriva à 72 décimales,
John Machin (1680 -1752) publiera 100 décimales en 1706 à partir
de la différence entre deux arcs tangente. En 1717 le Français De
Lagny (1660-1734) en donne 127, record battu seulement en 1794 par
Vega (1754-1802) avec 140 décimales et la découverte que la
113ème décimale donnée par Be Lagny, un 8 est fausse, c'est un 7!
Dès le XVIIIème siècle Chinois et Japonais participent à
la chasse aux décimales. Le XIXème siècle pulvérisera les records...
A partir du XVIIIème siècle, les progrès faits en mathématiques
conduisirent à de nouvelles méthodes de calcul. On a découvert de
nouvelles formules grâce à la trigonométrie telle celle de
Gregory (en 1670) et de Leibniz (en 1673) :
arctg(x) =
x-x3/3+x5/5-x7/7+x9/9-x11/11+...
à l'infini...
Les travaux de Gregory (1638-1675), professeur à l'université
d'Edeinbourg, sont importants, il est le premier à tenter de démontrer
que la quadrature du cercle est impossible. Gregory développera
la formule ci-dessus et Leibniz sera le premier à l'adapter pour PI sous
une forme plus simple en remplaçant "x" par "1" et qui s'écrira :
arctg(1) = PI/4 = 1-1/3+1/5-1/7+1/9-1/11+... à
l'infini...
En Août 1949, le professeur John Von Neumann utilisa un des
premiers ordinateurs: l'"ENIAC",
pour calculer PI avec 2037 décimales. Les calculs prirent un
weekend ou un peu plus de 70 heures, utilisant les efforts de 4 "ENIAC"
(trente tonnes d'électronique) , et des ingénieurs qui assurèrent un
suivit en continu du calcul. Le calcul était basé sur une formule
utilisée par J. Machin en 1706 :
PI = 16 arctg(1/5) - 4 arctg(1/239)
Cette formule permit à Shanks de déterminer A LA MAIN,
707 décimales (seulement les 528 premières étaient exactes).
Grâce à la formule d'Euler (1707-1783), développement
astucieux, Euler avait réussi à calculer à la main 20
décimales en 1 heure :
PI = 20 arctg(1/7) + 8 arctg(3/79)
Une méthode mise au point en 1975, permet aux puissants ordinateurs
de calculer des centaines de millions de décimales en quelques heures.
Aujourd'hui plusieurs milliards de décimales sont connues...
Un pas très important a été effectué grâce à Euler qui
démontra la relation entre PI et "e" (base des logarithmes népérien)
:
e (i
Enfin arrêtons là nos calculs car des pages pourraient être remplies
et vous n'en sauriez pas plus !
Mais PI garde encore beaucoup de secrets à découvrir, c'est un nombre
irrationnel, ça n'est pas le quotient de deux nombres entiers, aucune
relation n'existe entre PI et les puissances de PI, aucune suite existe
sur l'apparition des décimales, même sur des millions de
décimales...
On sait que c'est la seizième lettre de l'alphabet Grec ( qui
correspond au "p" français), on sait aussi que la millième décimale est
un 9, la trois millième est un 1, la dix millième un huit, la cent
millième un six... (utile pour contrôler vos calculs) .
Bref pas grand chose n'est connu aujourd'hui sur PI, alors avant que
la fin des temps n'arrive, tous à nos neurones.